LE MAL DES VILLES – Maurice Fombeure (+Trad. ITA)

J’ai bu jadis dans les tavernes
A coté des filles perdues
Dans les rues à grosses lanternes
Dans les rues des cités, les rues.
Les sacripants, les chenapans
Braquient au bas de ces tenebres
Les escopettes de l’espoir.
Silence poisseux et canaille
Tout rayé des cris de la rue.
Soudain au-dessus de la ville
Dans les crepuscules d’hiver
S’effilait un long vol de grues
Criant interminablement.
Les trains hurlent a plein espace
Ecoute c’est le temps qui passe
Le temps qui court à reculons ;
Les fantomes las de la neige
Epris des bouches de chaleur
Raclent, impénitents cortèges
Les pavés gras des Chandeleurs.

Traduzione in Italiano di Andrea Mariani

Ho bevuto nelle taverne un tempo
a fianco delle fanciulle perse
nelle strade a grosse lanterne
per le strade di città, le vie.
Manigoldi, mascalzoni
rapinano i fondi di queste tenebre
schioppietti della speranza.
Silenzio appiccicoso e canaglia
Tutto graffiato dalle grida della via.
Improvviso si eleva dalla città
nei crepuscoli d’inverno
si affila un lungo volo di gru
gridando senza fine.
I treni gridano a squarciagola
Ascolta questo è il tempo che passa
Il tempo che corre all’indietro ;
I fantasmi fiacchi della neve
Innamorati delle bocche di calore
Raschiano, impenitenti cortilegi
dai lastricati grassi della Candelora.

*LES MAL DES VILLES – Maurice Fombeure (Les étoiles brulées)


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