L’OBLIO (L’OUBLI) – Alain Bousquet . Maître objet – ( +Trad. in ITA)

L’OBLIO – Traduzione di Andrea Giramundo.

Oblio la mia pelle.
Oblio il mio corpo.
Oblio il mio scheletro che perde l’equilibrio.
Oblio il secolo e lo scenario,
la giornata grigia e le notti in bianco.
Oblio il diritto ed il dovere,
l’individuo, la repubblica.
Oblio la via ed il sobborgo,
gli agguati della musica.
Dimentico il pane. Dimentico l’amore.
Dimentico mia sorella, la donna felice,
e la strada nella punta da trapano.
Dimentico che il mio orgoglio mi scava
e che la mia sete è sazia
davanti ad una fontana folle.
Dimentico la mia triste verità,
chi ubbidisce alla mia parola.
Dimentico che non sono stato
all’altezza dei miei dilemmi.
Non trattengo, in fondo agli occhi
e del nulla, che questa poesia,
questo assoluto, questo grido verso Dio.

 

L’OUBLI – Alain Bousquet (Maître objet)

J’oublie ma peau. J’oublie mon corps.
J’oublie mon squelette qui penche.
J’oublie le siècle e le décor,
la journée grise et les nuits blanches.
J’oublie le droit e le devoir,
l’individu, la république.
J’oublie a rue et le faubourg,
les guets-apens de la musique.
J’oublie le pain. J’oublie l’amour.
J’oublie ma sœur, la femme heureuse,
et le chemin dans la foret.
J’oublie que mon orgueil me creuse
et que ma soif est en arrêt
devant une fontaine folle.
J’oublie ma triste vérité,
qui obéit a ma parole.
J’oublie que je n’ai pas été
à la hauteur de mes dilemmes.
Je ne retiens, au fond des yeux
e du néant, que ce poème,
cet absolu, ce cri versu Dieu.

*L’OUBLI – Alain Bousquet (Maître objet)



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